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Vendredi 22 Février 2008
Un film sur Cheikh Aheddad

 Il a été projeté à Béjaïa

 “Tanekra” (soulèvement d’un peuple) est le titre du premier film du jeune réalisateur Djilali Boukheddad sur la vie du grand théologien chef spirituel de la Tariqa Al-Rahmania, et révolutionnaire artisan de l’insurrection du 8 avril 1871, qu’est Cheikh Mohand Ameziane Aheddad, né en 1790 à Seddouk Ouffela dans la wilaya de Béjaïa. Le film documentaire de Djilali Boukheddad, déjà projeté à la cinémathèque de Sétif lors du dernier festival du film amazigh, retrace la vie du Cheikh Aheddad, mais également son apport, jusque-là inexploré, dans le soulèvement populaire qui a eu lieu en 1871. La projection du film à Béjaïa a eu lieu, lundi à la cinémathèque de la ville devant un public peu nombreux. De même, le débat avec le réalisateur du film, lequel devait intervenir au terme de la projection, n’a pas eu lieu au motif que ce dernier était malade et par conséquent ne pouvait honorer ses engagements. En un peu plus d’une heure, l’assistance présente à la cinémathèque de Béjaïa a cependant fait un voyage dans le temps en découvrant un érudit personnage qui a pu et su mobiliser des populations entières contre une présence étrangère sur ses terres en basse Kabylie et ailleurs.

 

D’après le film documentaire, Cheikh Mohand Ameziane Aheddad était un chef spirituel hors pair compte tenu du nombre de confréries qui étaient sous sa coupe, dont le nombre serait de plus de 177, mais également du nombre d’adeptes qui allait crescendo au fil des années, et ce dans toutes les régions du pays, lesquels adeptes ont suivi l’enseignement de Cheikh Aheddad. Un enseignement, qui ne se résumait pas aux rudiments de la langue arabe et les préceptes de l’Islam mais embrassait également d’autres disciplines à savoir les mathématiques, l’astronomie et bien d’autres. “Tanekra” dont le scénario a été adapté du livre de Ali Bettache, enseignant d’histoire à l’université, se veut pour le réalisateur du film, la Direction de la culture, la Cinémathèque de Béjaïa, l’APC de Seddouk et l’association “des activités de jeunes Cheikh Belhaddad” de la même ville, un hommage à celui qui était derrière l’insurrection du 8 avril 1871 mais que ceux qui noircissent les pages blanches de l’histoire veulent sciemment reléguer au second plan.

Le film documentaire de Djilali Boukheddad est également ponctué de quelques témoignages d’historiens, de cinéastes, d’habitants de Seddouk Ouffela. Là, les femmes de la région évoquent encore Cheikh Aheddad en prose élogieuse.

publié par hamane ( seddoukouffella.com) dans: tafathzounina
Samedi 09 Février 2008
Seddouk
Zone d’“inactivité”

Créée au début des années 90 sur un terrain vague et légèrement accidenté, situé aux abords de la RN 74 et à l’entrée sud de la ville, la zone d’activité de Seddouk, quinze années plus tard, n’arrive toujours pas à atteindre les objectifs escomptés, du fait que sur les 23 lots vendus, seuls trois unités de production ont vu le jour pour le moment. Pourtant, la défunte Agence foncière, promotrice du projet a mis les moyens qu’il faut en matière d’accueil des projets en dotant cette zone de voies d’accès appropriées et des réseaux électriques, d’assainissement et d’eau courante. Au départ, les promoteurs ont certes buté sur des retards exorbitants pour l’établissement des actes de propriété indispensables pour la demande de permis de construire. En effet, ces sésames ne leur ont été délivrés qu’au bout de 6 à 8 années plus tard. D’ailleurs, plusieurs promoteurs las d’attendre, se sont carrément désistés et ont été remplacés par d’autres. Le plus surprenant, cette contrainte laquelle a été levée au début des années 2000 n’a pas pour autant incité les promoteurs à démarrer leurs projets. L’Agence foncière locale en charge du suivi des procédures, notamment du respect du cahier de charges a été dissoute au profit de l’Agence foncière centrale de wilaya, laissant derrière elle nombre de projets initiés ou entamés. Afin de ratisser large parmi les électeurs, les candidats aux élections locales ont, pour la plupart, mis en avant dans leurs discours électoraux lors des campagnes électorales, la redynamisation de cette zone pour enrayer le problème du chômage qui touche cruellement la frange juvénile en âge de travailler et dont le taux est situé approximativement aux alentours de 50%. Aujourd’hui, le rêve le reste, cette zone est devenue, le moins que l’on puisse dire, le symbole de grandes illusions perdues pour un grand nombre de Seddoukois en âge de travailler, lesquels ont longtemps espéré, des années et des années l’avènement des unités de production comme prévu dans les cahiers de charges y afférents. Pour être plus clair, la population de Seddouk s’accroit notamment en ville à une vitesse effrénée suite au nombre vertigineux de logements que construisent les pouvoirs publics ou les auto-constructeurs privés pour la plupart fuyant la misère dans les villages pour une dérisoire amélioration en ville que certains ne trouvent pas d’ailleurs. Pour cela, une zone d’activité a été créée et est prête depuis belle lurette à recevoir les projets. Les autorités locales doivent placer au sommet de leurs préoccupations la redynamisation de cette zone indispensable pour juguler le chômage, source de misère sociale et de fléaux dangereux qui guettent la masse juvénile. Des centaines de jeunes continueront à affluer à la mairie pour le filet social ou un pré-emploi. Des jeunes filles sont employées dans des commerces privés pour la bagatelle de 3 000 DA sans avantages sociaux, notamment l’assurance. Pis encore, les jeunes pour lesquels aucune oreille ne semble leur être tendue parmi ceux censés le faire et par l’absence de perspectives d’emploi se rabattent sur le travail saisonnier quand il existe, sinon ils s’adonnent à une misérable activité de récupération des déchets ferreux et plastiques ou au vol de produits agricoles saisonniers. Seule une infime partie, parmi eux qui ont des parents pouvant leur procurer des postes de travail dans les peu d’organismes publics de la commune se retrouvent à Seddouk.

publié par L. BEDDAR (la depeche de kabylie) dans: tafathzounina
Vendredi 08 Février 2008

Aperçu sur l’histoire de la Kabylie, la vie de Cheikh Ehaddad et l’insurrection de 1871” de Battache Ali

mercredi 9 janvier 2008 par Hamane

Il y a de ces journées qu’on garde jalousement au fin fond de nos mémoires et cœurs, vu leurs apports en matière de connaissances scientifiques ou culturelles et richesses en révélation de vérités historiques.

C’est le cas précisément de la première journée de ce mois de janvier, où les responsables de la Bibliothèque municipale d’El Flaye en organisant une conférence-débat, animée par Battache Ali, auteur du livre en langue arabe sur la vie de cheikh Ahaddad et l’insurrection de 1871 intitulé “Aperçu sur l’histoire de la Kabylie, la vie de cheikh Ahaddad et l’insurrection de 1871”. Ce jeune écrivain né un 26 février de l’année 1966 dans la région de Seddouk, enseignant de profession et recelant un vrai trésor de connaissances et vérités historiques sur notre pays en général et la Kabylie en particulier, qu’il n’a pas manqué d’étaler tout au long de sa conférence. Le coup d’envoi de celle-ci fut donné à 14h et la salle abritant l’événement s’est avéré trop exiguë pour contenir tout le public, composé en grande majorité de jeunes des deux sexes avide des culture et savoir. A noter aussi la présence d’un invité de marque et figure historique de la région, en occurrence, Djoudi Attoumi, ancien officier de la wilaya III historique et compagnon d’armes du colonel Amirouche mais également auteur de plusieurs ouvrages dont Avoir 20 ans dans les maquis, cet unité a donné un cachet particulier à cet événement en enrichissant les débats par ses interventions au grand bonheur de l’assistance.
Pour rappel, le livre de M. Battache est sortie en 2007 dans le cadre de Alger capitale de la culture arabe” et la version française est attendue selon l’auteur pour le début du mois d’avril prochain, de manière à ce que sa sortie coïncide avec un autre événement de taille, à savoir le rapatriement des ossements de Cheikh Aheddad de la ville de Constantine où il repose actuellement, vers son village natal et cimetière de ses ancêtres à Seddouk Ouffela.
Concernant la conférence, après une longue introduction où l’auteur a dressé un tableau sur l’histoire de l’Algérie depuis sa colonisation jusqu’à son indépendance. Il a ensuite expliqué en détail les différents chapitres du livre en abordant dans le premier le thème du soufisme et du conflit qui a opposé l’islam au christianisme, en mettant l’accent notamment sur la politique et méthodes utilisés par le cardinal Lavigerie pour l’ évangélisation de la Kabylie et de toute l’Algérie. Ensuite, M. Battache aborde un autre chapitre dédié à la tariqa rahmania, son fondateur et son développement de “Bouqabrine” à “Cheikh Ahaddad” en s’étalant longuement sur les zaouias de Kabylie en général et sur celle de Cheikh Ahaddad en particulier, mais aussi sur la vie de ce dernier, pour ensuite arriver à l’insurrection de 1871 en expliquant notamment ses causes, ses caractéristiques et ses conséquences désastreuses pour l’imposante armée coloniale, constituée de plus de 800 000 hommes entre soldats et supplétifs, dont plus de 20 000 ont péri dans les combats qui les ont opposés aux rebelles du Cheikh Ahaddad il y a eu également d’énormes pertes en vies humaines du côté des insurgés, même si le but était atteint, puisque cette insurrection a permis la perpétuité de la lutte armée et le rejet du colonialisme par les Algériens jusqu’au déclenchement de la grande Révolution du 1er Novembre 1954 qui a abouti à l’indépendance de notre pays.
Il a aussi expliqué comment a eu lieu le jugement des insurgés, qui a duré plus de 50 jours, et leur déportation à Nomea en Nouvelle Calédonie. Tout au long de sa conférence, ce jeune et modeste auteur a expliqué avec force de détails que “Cheikh Ahaddad” est un homme d’envergure national en argumentant cela par l’étendue de l’insurrection qu’il a conduit. La conférence s’est achevée par l’ouverture des débats à l’auditoire resté suspendu aux lèvres de l’orateur pendant plus de trois heures, dans un silence d’église. Le tout agrémenté par la projection d’un documentaire de près de 45 minutes réalisé à base de ce livre par M. Djillali B.
A signaler une très bonne chose à savoir le grand intérêt qu’accordent les jeunes d’El Flaye à la culture en général et à l’histoire de notre pays en particulier, ce qui démontre leur grande maturité en la matière. Comme nous ne pouvons en aucun cas, ne pas rapporter fidèlement le courage et la volonté caractérisant la responsable de la bibliothèque de cette municipalité, qui a accueilli cet événement. Alors chapeau bas pour cette femme qui travaille dans l’anonymat et qui refuse toute publicité pour sa personne et bon courage à notre jeune écrivain qui mérite sûrement mieux que des encouragements verbaux, mais une aide conséquente par les efforts déployés dans ses recherches pour sortir les vérités historique de l’ombre, car l’histoire, la vraie bien sûr, est impitoyable, elle ne pardonnera jamais à ceux qui l’ont jugée et placée en détention derrière les murs de l’oubli, qu’elle finira sûrement par briser pour sortir au grand jour et rattraper ses geôliers. Une chose est sûre : personne n’aimerait être à leurs places ce jour-là.

publié par Hamane ( seddouk-ouffella.com ) dans: tafathzounina
Vendredi 08 Février 2008
Vendredi 08 Février 2008
Brèves : Brèves de Seddouk
Projet de création d’un tribunal

l Les Seddoukois auront finalement leur tribunal ce qui leurs épargnerait des déplacements à Akbou. En effet, longtemps attendu le projet de création d’une tribunal à Saddouk se précise. Pour cela une commission technique s’est rendue à Seddouk où elle a procédé au choix de terrain approprié. “Le terrain choisi se trouve à la cité Haddouche, tout près de la caserne des pompiers et non loin du siège de la daïra, lequel a été évalué il y a longtemps de cela par les services  techniques de l’APC à 3 600 m2, ce qui n’est pas le cas des services de la SUCH qui l’ont réévalué récemment à 4 944 m2”, dira une technicienne des services techniques de l’APC de seddouk membre de cette commission et qui a informé par ailleurs que l’ensemble des membres ont estimé que l’endroit est adéquat pour l’implantation du dit projet, lequel rentre dans le cadre du plan sectoriel de développement (PSD).

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