Algérie : Jusqu’où ira la colère de la rue ?
Qui peut le nier ? Que le vent de l’émeute souffle à nouveau sur les quatre coins de l’Algérie est symptomatique d’un profond malaise social. L’émeute et autres manifestations de rue sont le signe d'un grand désespoir. Et un désespoir est aussi grand que la colère. Immense. Immense et imprévisible. A la mesure du mépris du pouvoir. Ainsi, note un confrère, on croyait pourtant avoir tout vu avec ces jeunes harraga qui se jettent dans l’écume des vagues incertaines dans l’espoir d’échouer quelque part au Nord dans une incroyable mésaventure humaine. Mais le « génie » de nos dirigeants qui ont complaisamment tourné le dos aux souffrances du peuple nous a offert cette image insoutenable d’un jeune Algérien en détresse s’automutilant devant le portail d’une administration. C’était mardi à Tizi Ouzou. Et c’est une première dans la liste noire de la « non-assistance à jeunesse en danger », qu’un Algérien en vienne à se larder le corps à coups de couteau pour attirer l’attention. Un geste de désespoir qui constitue à lui seul un baromètre de l’Etat de la jeunesse dans un pays qui exhibe avec arrogance ses milliards de dollars apparemment inutiles.
Ce n’est certainement pas verser dans l’alarmisme que de noter un désarroi social ambiant en Algérie. Le retour de la protestation sous une forme parfois violente dénote une galère citoyenne que les caméras de la télévision refusent de fixer. Depuis des mois que les fonctionnaires protestent, personne n’a osé les recevoir ne serait-ce que par respect à leur fonction sociale. Les syndicalistes autonomes qui donnent une belle leçon de solidarité et de démocratie sont « accueillis » par la matraque et le gourdin. C’est le tarif syndical pour qui ose défier l’ordre établi. Qu’il soit jeune chômeur, enseignant, médecin ou universitaire, d’Oran, de Timimoun, de Tizi, de Beni Abbès ou d’Alger, le protestataire n’a droit qu’à un traitement : la pression ou la répression. L’Etat qui a vocation à écouter ses citoyens semble avoir perdu sa mission élémentaire. C’est pour cela que la rue gronde en ce printemps… noir.
L.M.

La capitale des Hammadites a été le théâtre de la première randonnée nationale Cheikh-Aheddad, à laquelle près d’une centaine de jeunes représentant 25 wilayas venues des quatre coins du territoire, étaient de la partie.
Le coup de starter a été donné au niveau de la capitale par El Hachemi Djiar, ministre de la Jeunesse et des Sports en la présence des membres de la Ligue nationale des activités de plein air et d’échange de jeunes, à leur tête Brahim Djelouli (président), avant d’atterrir à Constantine pour l’inauguration du périple avec au menu un regard sur l’histoire des insurrections d’Ahmed Bey.
Arrivée à Béjaïa : En provenance de la ville des ponts suspendus, via Bordj Bou Arréridj, la délégation a accosté au niveau de l’antique Kalaâ des Béni Abbès vers 12 h pour marquer une halte et se recueillir sur les tombes des martyrs de la région au niveau du cimetière des chouhada avant de se diriger vers la mosquée du cheikh El Mokrani.
En présence du chef de daïra, des autorités locales, Djamel Seddiki (historien), maître-conférencier et professeur à l’université de Bordj Bou Arréridj a présenté dans un plat en “or” l’histoire de la région avec à la clé le rôle indéfectible du grand héros “El Mokrani”, qui avait consacré toute sa vie à combattre les ennemis du pays. La délégation est invitée par les riverains pour une “pause-thé” traditionnelle pour ensuite continuer le pèlerinage vers Ighil Ali.
Accueil à la Maison de jeunes Mouloud-Kacem n’Aït Belkacem : dans une ambiance bon enfant animée par la troupe folklorique idhebalène du 8-Mai 45 (Kherrata), la délégation aura droit à un accueil des plus chaleureux à la Maison de jeunes Mouloud-Kacem n’Aït Belkacem sous un tonnerre d’applaudissements et de youyou des femmes de la périphérie qui n’ont pas dérogé à la règle de la bienvenue.
Fin de journée à l’auberge Soumari : Une armada d’invités les attendaient au niveau de l’auberge de jeunes des Frères-Soumari, citant entre autres le vice-président de l’APW, la directrice de l’éducation, directeur de la culture, directeur de la formation professionnelle, directeur des affaires religieuses et beaucoup d’autres personnalités qui ont tenu à partager le dîner avec leurs invités.
2e jour : Direction Seddouk : La délégation s’est dirigée tôt le matin de ce mardi vers la région de Seddouk où une autre réception conviviale leur a été réservée au niveau de l’esplanade de l’APC en présence des autorités locales ainsi que une foule nombreuse composée de lycéens qui se sont joints pour le dépôt de la gerbe de fleurs sur la stèle du Cheikh Ahedad tout en brandissant une banderole où était écrit “Un peuple sans histoire est un peuple voué à la disparition”.
Exposition à l’APC : Sous les voûtes de la grande salle de l’APC, espace des pénombres abyssales, des masques aux yeux éteints, des statuettes en bois aux gestes figés, des toiles accrochées aux parois, des livres, des coupures de journaux..., ce sont autant d’œuvres, expressions multiples que les différents artistes exposent aux regards ravis, enchantés de la découverte des lieux et curieux de revivre l’histoire du Cheikh Aheddad à travers ces ouvrages de valeur (spécial à lire dans notre prochaine édition).
En route vers la zaouia du Cheikh : Pressé de voir les lieux “saints”, la mosquée du cheikh et sa zaouia où il enseignait le Coran, les participants ont repris les bus pour monter vers la région de Seddouk Oufella où un témoignage vivant des anciens moudjahidine ainsi que des descendants du rebelle sur la vie de leur “sacré” homme comme on aime le surnommer, furent présentés avant de les conduire vers le lieu de culte personnel du cheikh où il passait la majorité de son temps à prier Dieu (thakhflouith). Pour aller s’enquérir du taux d’avancement des travaux de réfection, de restauration et de rénovation de la zaouia du Cheikh Aheddad qui vient de bénéficier d’une enveloppe financière conséquente.
La collation d’Agro Groupe : Une collation très significative a été offerte par le responsable de l’établissement Khodja typiquement traditionnelle avec de l’huile d’olive, des galettes ainsi que divers gâteaux en l’honneur des invités tout en profitant de cette occasion pour faire une large publicité de leurs produits oléicoles avant de déjeuner au niveau du CEM des Frères-Guenini.
Rabah Zerrouk
chers peuples l'armé algerien et toujours debout depuis 1954 a ce jours la ons ferme jamais nous yeux meme si ya des etranger a coté de nous
Il a évolué auparavant au sein du club seddoukois des années 80 au poste d’ailier. Dans cet entretien-fleuve qu’il nous a accordé, il a donné les raisons qui ont fait que le prestigieux club seddoukois, après des turbulences qui ont duré deux années a fini par disparaître de la compétition officielle.
La Dépêche de Kabylie : Depuis quand êtes-vous à la tête du RCS ?
M. Kebbi : J’ai pris l’équipe en 1998 alors qu’elle était en championnat de wilaya. En 2000, soit deux ans après mon arrivée, elle a accédé en Régionale III.
Vous avez raté l’occasion en 2005/2006, pouvez-vous nous en donner les raisons ?
En 2005/2006, on a renforcé l’équipe par le recrutement de 6 joueurs expérimentés, évoluant précédemment à l’ORBA. Mais comme tous les clubs, le RCS a rencontré des problèmes d’ordre financier, ce qui a fait que nous n’avons pas pu honorer nos engagements en matière d’emploi et des salaires que nous avons promis aux joueurs pendant que d’autres clubs offraient aux leurs, en sus, des primes de match. Nos joueurs se sentant trahis s’étaient démobilisés et ne donnaient plus le rendement qu’il fallait, mais on a terminé quand même dans l’antichambre de l’élite.
Le pire est arrivé en 2007/2008 où l’équipe seniors s’est retirée carrément de la compétition. Quelles en étaient les causes ?
Rétrogradé en préhonneur de Béjaïa, le club était confronté à une asphyxie financière qui s’était aggravée. Quand je suis arrivé, je l’ai trouvé endetté de 150 millions de dinars mais cette saison la dette a atteint 650 millions de dinars. La mairie nous a alloué la modique somme de 80 000 DA, la DJS 100 000 DA et l’APW 150 000 DA, soir un total de 330 000 DA. Je devais donc payer 150 000 de dinars de frais d’engagement et il ne me resterait que 180 000 DA pour faire tourner l’équipe seniors et les petites catégories, chose impossible car plus personne ne nous prêtera encore de l’argent. Alors la solution pour moi était toute simple : mettre au vert l’équipe seniors pour n’engager que les petites catégories qui ne nécessitent pas beaucoup de frais.
Quels sont ceux qui vous aident et ceux qui ne le font pas ?
Nous remercions le ministère de la Jeunesse et des Sports lequel pour la première fois nous a offert des équipements (tenues, ballons, souliers) même si c’est risible de donner 11 paires pour les 23 joueurs qui composent l’effectif de l’équipe, ce qui fait qu’un joueur qui sort doit céder ses chaussures à celui qui rentre. Je remercie également l’APC pour nous avoir affecté un bus pour le transport mais elle doit faire encore plus d’efforts pour nous aider à renflouer les caisses du club qui sont pratiquement vides. La DJS et l’APW aussi doivent, pour cela, donner des subventions conséquentes. Enfin nous lançons un appel à tous les Seddoukois, autorités locales, investisseurs, etc., pour aider leur club qui en a bien besoin, leurs contributions seront salutaires, sans cela, même les petites catégories sont vouées à disparaître les saisons à venir.
Entretien réalisé par L. Beddar




