Lundi 07 Avril 2008

Le couscous est accompagné traditionnellement de « marka », sorte de bouillon de légumes. On le sert souvent avec du lait chaud à l'oignon, c'est le couscous « belhalib », ou avec du lait caillé appelé « l'ben ».

Le « masfouf » est un couscous sucré accompagné deraisins. Le couscous au beurre est la variante sucrée du couscous. Il est de coutume de le consommer au dîner. Il est en général sucré et garni de raisins secs, voire éventuellement de dattes. Le couscous barbouche est un plat typique oranai, c'est un couscous aux tripes et aux herbes (feuilles de coriandre, persil), servi traditionnellement avec des œufs durs.

Le couscous au mérou, est un couscous au poisson typiquement tunisien, tout comme le couscous pkaïla ou bkaïla (épinard, en arabe) qui est un couscous aux épinards et à la viande de bœuf. Il existe une variante de couscous avec des graines de blé d'une taille plus importante : le « haïch ».

Lundi 07 Avril 2008
Lundi 07 Avril 2008
La revue Tagmat rend hommage au Rebelle
Matoub, l'éternel survivant

Encore une fois, le nom du rebelle et son image crèvent les pages.

L'Association "Tagmats" de Lyon a pris la louable initiative de publier une revue spéciale Rebelle pour dire encore et toujours que ce "condamné à vivre" ne quittera jamais nos mémoires ni ne se soumettra au destin des oubliés par tous pour la simple raison qu'ils soient morts.

La revue, riche en témoignages et en entretiens, a pu retranscrire le parcours du Rebelle depuis sa tendre jeunesse jusqu'aux plus hautes cimes de sa gloire. D'abord, on est surpris par le témoignage de Rabah Ouferhat qui affirme l'esprit déjà révolutionnaire du Barde à l'époque où il était simple lycéen à Bourdj Menaiel où il réussit à mener un mouvement de contestation estudiantine au sein de son lycée.

Ensuite, vient le témoignage tant attendu de l'étudiant qui l'accompagna en ce sinistre jour d'octobre 1988 pour distribuer des tracts appelant la population kabyle au calme et à la solidarité avec leurs concitoyens algérois.

Ce même jour où le Rebelle a été lâchement mitraillé par un gendarme haineux et criminel, nous est transmis grâce à ce témoignage inédit de son jeune compagnon.

L'entretien le plus intéressant, faut-il le souligner, est celui avec Hacène Hirèche, anthropologue et sociologue renommé qui affirme que "les chansons de Matoub sont une thérapie de groupe". L'entretien renferme moult éléments purement analytiques de la poésie et la musique du rebelle qui nous expliquent comment et pourquoi son œuvre a su attirer et ensorceler son public, et ce pendant des années, sans relâche ni recul. Les témoignages affluent pour dire en chœur combien il est vivant, brûlant et éternellement inexplorable ce Rebelle qui nous a quittés un jour d'été pour renaître dans une mémoire collective infaillible et immortelle.

Le lecteur ne pourra s'empêcher, en lisant ces témoignages, en regardant ses photos, en sentant sa présence au creux de cette revue, de constater combien est fertile et inépuisable la stèle de Matoub devant laquelle tout passant, tout pèlerin, toute âme errante pourra se recueillir en récitant une prière, un vœu, un poème ou une complainte à la mémoire de ce condamné à vivre, ce dieu omniprésent que les balles ne tueront jamais.

 

Sarah Haidar

publié par sarah haidar la depeche de kabylie dans: tafathzounina

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