Après une absence de près de 30 ans, la pratique du rugby est en passe de revenir dans la capitale des Hammadites. C’est ainsi qu’après la section algéroise, celle de Béjaïa vient d’être créée. Le Rugby Béjaïa club se fixe comme objectif, en plus de la pratique de ce sport, le lancement d’un championnat national dès que les conditions favorables pour cela seront réunies.
En attendant, les initiateurs veulent marquer le retour du rugby à “Yemma Gouraya” par l’organisation de deux “Portes ouvertes” à l’occasion de journée mondiale de l’enfance (1er juin) et de l’environnement (5 juin). Le choix de la Journée mondiale de l’enfance pour marquer le retour du rugby à Béjaïa est motivé par le fait que ce sport est destiné avant tout aux enfants avec le double objectif d’offrir une occupation amusante à cette frange qui n’a rien en Algérie il faut le dire.
A cet effet, sachant que la volonté seule ne suffit pas les fondateurs du Rugby Béjaïa club ont déjà entamé les démarches nécessaires pour réussir ce pari. C’est ainsi que ces deux “portes ouvertes” seront organisées au complexe Opow de Béjaïa sous le haut patronage du wali en collaboration avec le DJS et l’APC. Elles seront précédées par un stage de formation d’une journée de jeunes entraîneurs de plus de 18 ans et qui seront encadrés par un éducateur titulaire du brevet 1er degré formé en France. Enfin, les fondateurs du Rugby Béjaïa club étant issus du mouvement sportif bougiote, sont bien placés pour savoir que la volonté “seule” ne suffira pas à la réalisation de leur objectif.
Tarik Amirouchen
Médiatrice initiée et privilégiée entre l’intérieur et l’extérieur, entre le monde d’en bas et le monde d’en haut, la femme amazighe emprunte à la nature même son propre langage, au même titre que l’« Agourram », le « sage », celui qui sait, l’«Aggag » touarègue au savoir ésotérique, sortes de druides- chamans de la cosmogonie amazighe ; comme eux et au même titre que l’artisan, elle a toujours détenu les secrets des pratiques divinatoires et thérapeutiques, issues de nombreuses traditions très anciennes qui trouvent leur origine dans le Néolithique capsien et enrichies successivement au cours des siècles par des apports étrangers, mésopotamiens, égyptiens grecs, romains, juifs, arabes…
Car la femme amazighe, pilier de la maison, a toujours été le garant de cette âme berbère qui est restée profondément attachée à la terre et au spectacle permanent et changeant à la fois des phénomènes naturels ; pendant que l’homme s’adonnait aux activités de la chasse, à l’extérieur du village, la femme a eu le loisir d’observer la nature et de la cultiver, d’assister aux naissances et l’évolution de la vie, d’observer chaque domaine des règnes naturels- animal, végétal, minéral et éthéré (vents, nuages, brumes, air)- étant censé être animé par un esprit agissant qui lui est propre, dont il faut s’attirer l’approbation et la protection, savoir vivre en toute harmonie avec lui et être capable de déchiffrer son langage et ses présages : le vol de l’hirondelle, les filaments de laine accrochés à la branche, le changement du vent ou de la couleur du ciel, les traces laissées par l’animal sur le sable, sont autant de messages adressés à l’Homme pour le prévenir et lui indiquer sa marche dans la vie et les dispositions à tenir. Le mouvement régulier des astres dans la voûte céleste, le retour régulier des saisons et des travaux agricoles périodiques qui leur sont inhérents, impriment également dans les consciences une idée d’ordre supérieur et d’harmonie universelle, un mouvement de la vie collectif qui englobe l’être humain, qui n’en est qu’un élément, à pied d’égalité avec toutes les autres manifestations de la nature-mère. Depuis le Néolithique les femmes surtout furent les gardiennes de l’âme et de la culture amazighs, les principales détentrices du patrimoine culturel qu’elles ont su préserver et qu’elles continuent de transmettre de génération en génération. Ce savoir millénaire issu de l’observation de la nature, de ses cycles et de ses manifestations, elles l’expriment dans toutes leurs pratiques quotidiennes, qu’elles soient d’ordre spirituel, artisanal, esthétique ou domestique, créant ainsi la cohésion et la permanence de la famille, de la tribu et du peuple amazighe, malgré les aléas de la vie et les bouleversements historiques : qu’elle soit citadine ou rurale, la femme amazighe maintient intact et continu ce fil conducteur qui relie les générations nouvelles avec les anciennes, établit le dialogue entre les monde visible et invisible; comme ceux de son village, des oasis tunisiennes, des déserts sahariens, des plaines algériennes ou des montagnes marocaines, la même mentalité, le même esprit qui unit toute une nation homogène, malgré l’apparente diversité, l’absence de cohésion politique, la même sagesse est transmise fidèlement, car la femme berbère est conservatrice, bien que curieuse et opportuniste, elle ne met jamais en péril l’héritage culturel et la masse d’expériences accumulées depuis les origines.
Ce qui apparaîtra anodin, superflu ou relevant d’un folklore désuet aux yeux du profane, par exemple des motifs géométriques peints sur une poterie quelconque, un tissage discret ornant un tapis ou le revers d’un burnous, un motif particulier ornant un bijou ou quelque dessin au henné ou la forme d’un tatouage aura une signification toute particulière pour l’initié, car tous ces symboles possèdent un signifiant riche de sens et utilisent un vocabulaire codifié, qui est la trame solide et permanente de tout un peuple et sa culture, son essence profonde, encore plus résistante face aux modes et aux assauts du temps,un repère face aux bouleversements religieux et historiques. L’ensemble de ces symboles et motifs exprime effectivement la forte unité culturelle de tout un peuple, comme signes de reconnaissance parmi les membres d’une vaste famille ils permettent de reconnaître à certains détails particuliers l’appartenance régionale ou sociale de celui qui les porte.
C’est dans cette tradition toute agraire que se situe l’art de la prédication amazighe, qui, rappelons- le, puise toute sa force, son originalité et son expression dans la vie agricole et pastorale ; contrairement à l’astrologie mésopotamienne, qui a donné naissance à l’astrologie occidentale, et qui sont toutes deux basées sur l’observation des astres, par opposition à la divination orientale, surtout arabe, qui identifie la vie humaine à un combat et qui utilise une symbolique guerrière ( les armes ), la prédication amazighe est chargée d’une symbolique toute pacifique, rationnelle, empruntée à la nature et à la vie quotidienne.
R.C.
Dix ans après le lâche assassinat l’ayant ciblé le 25 juin 1998 à Tala Bounane, Lounès Matoub continue de défrayer la chronique, non seulement en Kabylie, où sa popularité et son immortalité sont bien établies mais aussi dans l’une des plus grandes capitales du monde : Paris.
Ainsi, demain (vendredi 16 mai), un film sur la vie et l’œuvre du Rebelle sera projeté à 20 hau 12, rue du Moulin des Lapins (75014, Paris).
La projection sera suivie d’un débat en présence du réalisateur, Youcef Lalami.
Le film de 50 minutes est produit par la boite “Métamorphose Film”. Ce n’est pas la première fois qu’un film-documentaire est réalisé sur Lounès Matoub, mais compte tenu de la stature du Rebelle, le grand film tant attendu sur lui n’a pas encore vu le jour.
Par ailleurs et toujours pour marquer le dixième anniversaire de l’assassinat du Rebelle, les éditions “Non-lieu” de Paris viennent d’éditer un magazine spécial sur la vie et l’œuvre de Lounès Matoub, intitulé Intermed.
La revue de soixante-dix pages est diversifiée et contient des photos inédites de Matoub. Plusieurs journalistes ont participé à cet ouvrage à l’image de Youcef Zirem, Yalla Seddiki, auteur du livre Matoub Lounès : mon nom est combat a été pour beaucoup dans la réalisation de cette revue à laquelle ont participé aussi des universitaires français, dont l’un a rédigé un article dans lequel il compare la poésie de Matoub à celle d’Arthur Rimbaud. La revue Intermed (Spécial Matoub Lounès) comprend aussi deux interviews : l’une avec Malika Matoub et l’autre avec Nadia Matoub.
Idir Belkacem

l Les automobilistes n’en reviennent pas ! Un amas de pierres jonche la rue menant vers la cité des 48 logts où sont abrités beaucoup de sièges d’organismes publics tels la BADR, la SAA, Sonelgaz ou l’OPGI, pour ne citer que ces quatre entreprises qui attirent un monde fou chaque jour ouvrable.
Sur un côté de cet amas la tranchée creusée pour la réparation d’une conduite d’eau n’a pas été bien remblayée, ce qui fait que les automobilistes l’évitent en utilisant uniquement l’autre côté, créant alors des encombrements.
Quoi qu’il en soit, abandonnées depuis belle lurette et sans qu’elles ne soient signalées par un panneau quelconque prévenant du moindre danger, cette tranchée et ces pierres obstruent cette rue. Il est inadmissible que de nos jours, de telles aberrations existent au centre de la ville de Seddouk, qui est tout de même un chef-lieu de commune et de daïra.



