<![CDATA[ASSOCIATION CULTURELLE TAFATH ZOUNINA]]> http://tafathzounina.dzblog.com zounina est un petit village de kabylie dans la commune de seddouk fr Mon, 16 Jun 2008 12:26:13 GMT Mon, 16 Jun 2008 12:26:13 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[zounina]]> http://tafathzounina.dzblog.com/article-245379.html ]]> Mon, 16 Jun 2008 12:26:13 GMT http://tafathzounina.dzblog.com/article-245379.html belili said http://tafathzounina.dzblog.com/article-244747.html

Said Bellili. Réalisateur - « Ce n’est pas évident de faire un film en kabyle »

Said Bellili est natif de Mcisna, une commune limitrophe de Seddouk en
basse Kabylie. Autodidacte, il a commencé sa carrière en tant que
metteur en scène de théâtre avant de se tourner vers le cinéma. En
2000, il réalise son premier documentaire sur les sinistrés du séisme
des Ath Ouarthirane. En 2002, il coréalise un deuxième documentaire sur
les handicapés puis un court métrage en 2005 sur la prévention du SIDA.
Il vient de tourner son premier long métrage intitulé « Daâwessou », La
Malédiction. D’une durée de 1H52 minutes, le film est entièrement
tourné en kabyle avec des comédiens amateurs, exceptée la comédienne et
poétesse Hadjira Oubachir qui y campe le rôle féminin principal. A
signaler également la participation du chanteur Hamid Ouagrani qui
s’est fait connaître, il y a quelques années, par un tube intitulé «
Ourgagh Kem Athasekourth ». Rencontré à Bgayeth lors de la projection
de son film, Said Bellil a bien voulu répondre à quelques questions de
kabyle.com

Kabyle.com : Quelles sont les difficultés que rencontre un réalisateur qui fait un film en kabyle ?

 

Said Bellili : Le manque de moyens constitue le plus grand obstacle. Surtout les moyens financiers. Il est très difficile de trouver des comédiens, surtout des comédiennes. J’ai du faire un casting à l’université de Bgayeth pour trouver des comédiens. La deuxième difficulté ce sont les lieux de tournage. Les villages kabyles ont beaucoup changé. Il est impossible de tourner une scène sans tomber sur une antenne parabolique, un poteau électrique ou un mur en béton. Je suis allé à Ikhef El Djabia, là où Abderrahmane Bouguermouh a tourné La Colline Oubliée. Arrivé là je me suis rendu compte que, malheureusement, le village s’est complètement dégradé. Il est tombé en ruines. J’ai fini par dénicher Ighil Melloulen et Beni Djaad, des villages plus ou moins préservés où j’ai pu tourner l’essentiel des scènes du film. Je tiens à remercier l’association Tafsut de Beni Djaad. C’est grâce à eux et au dévouement de l’ensemble des habitants que le film a pu se faire. Les habitants, y compris les femmes et les jeunes filles, ont même accepté de jouer les figurants. Le reste du film a été tourné à Aubervilliers et à Saint-Denis en France.

 

Avec quel budget avez-vous pu tourner le film ?

C’est grâce à la subvention de l’ONDA, l’office national des droits d’auteur que j’ai pu donner le premier tour de manivelle. Même dérisoire cette subvention m’a beaucoup aidé. Le ministère de la culture, à travers le FDATIC, un fonds d’aide au développement des arts, m’a promis une aide mais je ne l’ai pas reçue. Ma demande vient même de recevoir une réponse négative. J’ai été contraint alors à faire des économies de bouts de chandelles pour arriver à mes fins, tourner à l’économie, réduire l’équipe et le matériel au strict minimum. Vous savez, c’est plus du militantisme culturel que du cinéma proprement dit que l’on est réduit à faire.

Comment s’est déroulée l’avant première du film à la cinémathèque de Bgayeth ?

Lors de la projection du film à Bgayeth, j’ai été heureux de constater que les gens sont venus nombreux et en famille pour voir le film d’autant plus qu’ils ont semblé l’apprécier. C’est cela ma satisfaction. Le film s’est fait malgré tout. Tourner dans un village en plein mois de décembre, avec la neige et le froid, ce n’est pas du tout évident.

Propos recueillis par M.Ouary. kabyle.com Kabylie

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Thu, 12 Jun 2008 16:27:56 GMT http://tafathzounina.dzblog.com/article-244747.html
info seddouk http://tafathzounina.dzblog.com/article-244740.html
Seddouk
La création d’un centre de contrôle médical retardé par manque de local

Est-il normal que l’Agence foncière de Béjaïa garde fermé pendant des années un local situé au niveau de la ville de Seddouk, un bien loué auprès de l’OPGI du temps de la défunte Agence foncière locale, alors qu’un autre organisme public, en l’occurrence l’agence CNAS de Seddouk, cherche un local à louer pour son service de contrôle médical ?

Telle est la question que se posent des milliers d’assurés affiliés à l’agence CNAS de Seddouk qui continuent à galérer vers Akbou pour une contre-visite médicale où le simple dépôt d’une feuille de maladie, perdant ainsi du temps et de l’argent.  Pour cela, une source proche de la CNAS sous couvert de l’anonymat nous dira que le matériel est acquis et le médecin-conseil a été désigné mais devant l’absence d’un local pouvant abriter la structure, le projet a été affecté provisoirement à l’agence de Sidi Aïch.  A la CNAS de Seddouk, on s’en lave les mains disant qu’ils ont fait leur travail dans les normes, un travail limité à une correspondance adressée en date du 21 janvier 2007 au chef de daïra de Seddouk avec copies pour le président de l’APC et leur tutelle (la CNAS de Béjaïa). Correspondances, selon notre source, restées lettre morte.

La nouvelle équipe APC a pris à son arrivée l’affaire en mains en allant voir le responsable de l’Agence foncière de Béjaïa, lequel lui a proposé carrément la vente du local pour l’APC.

“Le responsable de l’Agence foncière de Béjaïa nous a certes proposé la vente du local, mais avec quels fonds la municipalité pourrait-elle l’acheter ?” s’interroge le président de l’APC lequel abonde dans le même sens : “Nous lui avons proposé une location du local mais dans ce cas de figure ce responsable a préféré négocier directement avec la CNAS. J’ai informé le responsable de l’agence CNAS de cette dernière éventualité et la balle est dans son camp maintenant”. Au niveau de la CNAS de Seddouk, on nous informe que leur directeur de wilaya a été saisi au sujet de la présente situation et devrait normalement prendre attache avec l’Agence foncière de Béjaïa. Une autre question reste tout de même posée :  “pourquoi la municipalité tient-elle à ce local de l’agence foncière et pourquoi ne cherche-t-elle pas à trouver un local parmi tous ceux cédés à la location et qui restent fermés et non exploités par leurs locataires ? En attendant qu’une solution soit trouvée, les assurés de la CNAS de Seddouk, ces laissés-pour-compte, continuent à se rendre à Akbou pour un contrôle médical, et pour les feuilles de maladie dépassant les  2 000 dinars, que l’agence achemine par courrier, ils doivent attendre des mois pour la perception du remboursement.

 

L. Beddar

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Thu, 12 Jun 2008 14:38:52 GMT http://tafathzounina.dzblog.com/article-244740.html
Le Rugby Béjaïa club est né http://tafathzounina.dzblog.com/article-240974.html

Après une absence de près de 30 ans, la pratique du rugby est en passe de revenir dans la capitale des Hammadites. C’est ainsi qu’après la section algéroise, celle de Béjaïa vient d’être créée. Le Rugby Béjaïa club se fixe comme objectif, en plus de la pratique de ce sport, le lancement d’un championnat national dès que les conditions favorables pour cela seront réunies.

En attendant, les initiateurs veulent marquer le retour du rugby à “Yemma Gouraya” par l’organisation de deux “Portes ouvertes” à l’occasion de journée mondiale de l’enfance (1er juin) et de l’environnement (5 juin). Le choix de la Journée mondiale de l’enfance pour marquer le retour du rugby à Béjaïa est motivé par le fait que ce sport est destiné avant tout aux enfants avec le double objectif d’offrir une occupation amusante à cette frange qui n’a rien en Algérie il faut le dire.

A cet effet, sachant que la volonté seule  ne suffit pas les fondateurs du Rugby Béjaïa club ont déjà entamé les démarches nécessaires pour réussir ce pari. C’est ainsi que ces deux “portes ouvertes” seront organisées au complexe Opow de Béjaïa sous le haut patronage du wali en collaboration avec le DJS et l’APC. Elles seront précédées par un stage de formation d’une journée de jeunes entraîneurs de plus de 18 ans et qui seront encadrés par un éducateur titulaire du brevet 1er degré formé en France. Enfin, les fondateurs du Rugby Béjaïa club étant issus du mouvement sportif bougiote, sont bien placés pour savoir que la volonté “seule” ne suffira pas à la réalisation de leur objectif.

 

Tarik Amirouchen

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Mon, 19 May 2008 12:11:08 GMT http://tafathzounina.dzblog.com/article-240974.html
Culture berbère http://tafathzounina.dzblog.com/article-240972.html
La femme, gardienne des traditions et médiatrice privilégiée

Médiatrice initiée et privilégiée entre l’intérieur et l’extérieur, entre le monde d’en bas et le monde d’en haut, la femme amazighe emprunte à la nature même son propre langage, au même titre que l’« Agourram », le « sage », celui qui sait, l’«Aggag » touarègue au savoir ésotérique, sortes de druides- chamans de la cosmogonie amazighe ; comme eux et au même titre que l’artisan, elle a toujours détenu les secrets des pratiques divinatoires et thérapeutiques, issues de nombreuses traditions très anciennes qui trouvent leur origine dans le Néolithique capsien et enrichies successivement au cours des siècles par des apports étrangers, mésopotamiens, égyptiens grecs, romains, juifs, arabes…

Car la femme amazighe, pilier de la maison, a toujours été le garant de cette âme berbère qui est restée profondément attachée à la terre et au spectacle permanent et changeant à la fois des phénomènes naturels ; pendant que l’homme s’adonnait aux activités de la chasse, à l’extérieur du village,  la femme a eu le loisir d’observer la nature et de la cultiver, d’assister aux naissances et l’évolution de la vie, d’observer chaque domaine des règnes naturels- animal, végétal, minéral et éthéré (vents, nuages, brumes, air)- étant censé être animé par un esprit agissant qui lui est propre, dont il faut s’attirer l’approbation et la protection, savoir vivre en toute harmonie avec lui et être capable de déchiffrer son langage et ses présages : le vol de l’hirondelle, les filaments de laine accrochés à la branche, le changement du vent ou de la couleur du ciel, les traces laissées par l’animal sur le sable, sont autant de messages adressés à l’Homme pour le prévenir et lui indiquer sa marche dans la vie et les dispositions à tenir.  Le mouvement régulier des astres dans la voûte céleste, le retour régulier des saisons et des travaux agricoles périodiques qui leur sont inhérents, impriment également dans les consciences une idée d’ordre supérieur et d’harmonie universelle, un mouvement de la vie collectif qui englobe l’être humain, qui n’en est qu’un élément, à pied d’égalité avec toutes les autres manifestations de la nature-mère. Depuis le Néolithique les femmes surtout furent les gardiennes de l’âme et de la culture amazighs, les principales détentrices du patrimoine culturel qu’elles ont su préserver et qu’elles continuent de transmettre de génération en génération. Ce savoir millénaire issu de l’observation de la nature, de ses cycles et de ses manifestations, elles l’expriment dans toutes leurs pratiques quotidiennes, qu’elles soient d’ordre spirituel, artisanal, esthétique ou domestique, créant ainsi la cohésion et la permanence de la famille, de la tribu et du peuple amazighe, malgré les aléas de la vie et les bouleversements historiques : qu’elle soit citadine ou rurale, la femme amazighe maintient intact et continu ce fil conducteur qui relie les générations nouvelles avec les anciennes, établit le dialogue entre les monde visible et invisible; comme ceux de son village, des oasis tunisiennes, des déserts sahariens, des plaines algériennes ou des montagnes marocaines, la même mentalité, le même esprit qui unit toute une nation homogène, malgré l’apparente diversité, l’absence de cohésion politique, la même sagesse est transmise fidèlement, car la femme berbère est conservatrice, bien que curieuse et opportuniste, elle ne met jamais en péril l’héritage culturel et la masse d’expériences accumulées depuis les origines.

Ce qui apparaîtra anodin, superflu ou relevant d’un folklore désuet aux yeux du profane, par exemple des motifs géométriques peints sur une poterie quelconque, un tissage discret ornant un tapis ou le revers d’un burnous, un motif particulier ornant un bijou ou quelque dessin au henné ou la forme d’un tatouage aura une signification toute particulière pour l’initié, car tous ces symboles possèdent un signifiant riche de sens et utilisent un vocabulaire codifié, qui est la trame solide et permanente de tout un peuple et sa culture, son essence profonde, encore plus résistante face aux modes et aux assauts du temps,un repère face aux bouleversements religieux et historiques. L’ensemble de ces symboles et motifs exprime effectivement la forte unité culturelle de tout un peuple, comme signes de reconnaissance parmi les membres d’une vaste famille ils permettent de reconnaître à certains détails particuliers l’appartenance régionale ou sociale de celui qui les porte.

C’est dans cette tradition toute agraire que se situe l’art de la prédication amazighe, qui, rappelons- le, puise toute sa force, son originalité et son expression dans la vie agricole et pastorale ; contrairement à l’astrologie mésopotamienne, qui a donné naissance à l’astrologie occidentale, et qui sont toutes deux basées sur l’observation des astres, par opposition à la divination orientale, surtout arabe, qui identifie la vie humaine à un combat et qui utilise une symbolique guerrière ( les armes ), la prédication amazighe est chargée d’une symbolique  toute pacifique, rationnelle, empruntée à la nature et à la vie quotidienne.

 

R.C.

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Mon, 19 May 2008 12:00:53 GMT http://tafathzounina.dzblog.com/article-240972.html
La voix d'un peuple http://tafathzounina.dzblog.com/article-240385.html
Il sera projeté demain à Paris
“La voix d’un peuple,”Un film sur Matoub

Dix ans après le lâche assassinat l’ayant ciblé le 25 juin 1998 à Tala Bounane, Lounès Matoub continue de défrayer la chronique, non seulement en Kabylie, où sa popularité et son immortalité sont bien établies mais aussi dans l’une des plus grandes capitales du monde : Paris.

Ainsi, demain (vendredi 16 mai), un film sur la vie et l’œuvre du Rebelle sera projeté à 20 hau 12, rue du Moulin des Lapins (75014, Paris).

La projection sera suivie d’un débat en présence du réalisateur, Youcef Lalami.

Le film de 50 minutes est produit par la boite “Métamorphose Film”.  Ce n’est pas la première fois qu’un film-documentaire est réalisé sur Lounès Matoub, mais compte tenu de la stature du Rebelle, le grand film tant attendu sur lui n’a pas encore vu le jour.

Par ailleurs et toujours pour marquer le dixième anniversaire de l’assassinat du Rebelle, les éditions “Non-lieu” de Paris viennent d’éditer un magazine spécial sur la vie et l’œuvre de Lounès Matoub, intitulé Intermed.

La revue de soixante-dix pages est diversifiée et contient des photos inédites de Matoub. Plusieurs journalistes ont participé à cet ouvrage à l’image de Youcef Zirem, Yalla Seddiki, auteur du livre Matoub Lounès : mon nom est combat a été pour beaucoup dans la réalisation de cette revue à laquelle ont participé aussi des universitaires français, dont l’un a rédigé un article dans lequel il compare la poésie de Matoub à celle d’Arthur Rimbaud.  La revue Intermed (Spécial Matoub Lounès) comprend aussi deux interviews : l’une avec Malika Matoub et l’autre avec Nadia Matoub.

 

Idir Belkacem

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Thu, 15 May 2008 14:44:22 GMT http://tafathzounina.dzblog.com/article-240385.html
Que des problemes http://tafathzounina.dzblog.com/article-239668.html
Seddouk
Une rue du Centre-Ville obstruée avec un amas de pierres

l Les automobilistes n’en reviennent pas ! Un amas de pierres jonche la rue menant vers la cité des 48 logts où sont abrités beaucoup de sièges d’organismes publics tels la BADR, la SAA, Sonelgaz ou l’OPGI, pour ne citer que ces quatre entreprises qui attirent un monde fou chaque jour ouvrable.

Sur un côté de cet amas la tranchée  creusée pour la réparation d’une conduite d’eau n’a pas été bien remblayée, ce qui fait que les automobilistes l’évitent en utilisant uniquement l’autre côté, créant alors des encombrements.

Quoi qu’il en soit, abandonnées depuis belle lurette et sans qu’elles ne soient signalées par un panneau quelconque prévenant du moindre danger, cette tranchée et ces pierres obstruent cette rue. Il est inadmissible que de nos jours, de telles aberrations existent au centre de la ville de Seddouk, qui est tout de même un chef-lieu de commune et de daïra.

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Sun, 11 May 2008 21:18:00 GMT http://tafathzounina.dzblog.com/article-239668.html
wetch http://tafathzounina.dzblog.com/article-235889.html ]]> Thu, 24 Apr 2008 13:01:05 GMT http://tafathzounina.dzblog.com/article-235889.html le tibet http://tafathzounina.dzblog.com/article-235887.html ]]> Thu, 24 Apr 2008 12:48:06 GMT http://tafathzounina.dzblog.com/article-235887.html avril 2008 http://tafathzounina.dzblog.com/article-234577.html Algérie : Jusqu’où ira la colère de la rue ?

Qui peut le nier ? Que le vent de l’émeute souffle à nouveau sur les quatre coins de l’Algérie est symptomatique d’un profond malaise social. L’émeute et autres manifestations de rue sont le signe d'un grand désespoir. Et un désespoir est aussi grand que la colère. Immense. Immense et imprévisible. A la mesure du mépris du pouvoir. Ainsi, note un confrère, on croyait pourtant avoir tout vu avec ces jeunes harraga qui se jettent dans l’écume des vagues incertaines dans l’espoir d’échouer quelque part au Nord dans une incroyable mésaventure humaine. Mais le « génie » de nos dirigeants qui ont complaisamment tourné le dos aux souffrances du peuple nous a offert cette image insoutenable d’un jeune Algérien en détresse s’automutilant devant le portail d’une administration. C’était mardi à Tizi Ouzou. Et c’est une première dans la liste noire de la « non-assistance à jeunesse en danger », qu’un Algérien en vienne à se larder le corps à coups de couteau pour attirer l’attention. Un geste de désespoir qui constitue à lui seul un baromètre de l’Etat de la jeunesse dans un pays qui exhibe avec arrogance ses milliards de dollars apparemment inutiles.

Ce n’est certainement pas verser dans l’alarmisme que de noter un désarroi social ambiant en Algérie. Le retour de la protestation sous une forme parfois violente dénote une galère citoyenne que les caméras de la télévision refusent de fixer. Depuis des mois que les fonctionnaires protestent, personne n’a osé les recevoir ne serait-ce que par respect à leur fonction sociale. Les syndicalistes autonomes qui donnent une belle leçon de solidarité et de démocratie sont « accueillis » par la matraque et le gourdin. C’est le tarif syndical pour qui ose défier l’ordre établi. Qu’il soit jeune chômeur, enseignant, médecin ou universitaire, d’Oran, de Timimoun, de Tizi, de Beni Abbès ou d’Alger, le protestataire n’a droit qu’à un traitement : la pression ou la répression. L’Etat qui a vocation à écouter ses citoyens semble avoir perdu sa mission élémentaire. C’est pour cela que la rue gronde en ce printemps… noir.

L.M.

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Fri, 18 Apr 2008 13:52:56 GMT http://tafathzounina.dzblog.com/article-234577.html